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ChatGPT accusé de partager des requêtes avec Meta et Google

ChatGPT accusé de partager des requêtes avec Meta et Google

Une class action affirme que le site de ChatGPT transmettait requêtes, identifiants et adresses e-mail à Google et Meta via des traceurs publicitaires. OpenAI, chantre de la confidentialité, se retrouve sur le terrain des géants qu'il critique.

Par Veille IA Gennn··1 min de lecture
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OpenAI fait face à une class action déposée devant la justice américaine : la plainte affirme que le site de ChatGPT partageait les requêtes des utilisateurs, des identifiants et des adresses e-mail avec Google et Meta, par le biais de technologies de suivi publicitaire intégrées à ses pages.

Ce que dit la plainte

Selon les plaignants, des traceurs classiques du marketing web — pixels et outils d'analytics — auraient transmis aux plateformes publicitaires des informations permettant de relier un individu à ses conversations avec le chatbot. Or les requêtes adressées à une IA sont souvent bien plus intimes qu'une recherche Google : santé, finances, vie personnelle.

Un angle mort révélateur

L'affaire, indépendamment de son issue judiciaire, met le doigt sur un paradoxe : les laboratoires d'IA promettent la confidentialité des conversations côté modèle, mais leurs sites et applications restent construits avec l'outillage standard du web publicitaire. La frontière entre « données de conversation » et « données de navigation » est, en pratique, poreuse.

Un enjeu qui dépasse OpenAI

Le précédent inquiète tout le secteur : chatbots, navigateurs IA et assistants intégrés accumulent des données d'une sensibilité inédite, dans un cadre juridique pensé pour les cookies d'hier. Aux États-Unis, les actions fondées sur les lois sur les écoutes se multiplient ; en Europe, le RGPD attend son premier grand dossier « traceurs + IA ». Les prochains mois pourraient faire jurisprudence.